L'UFC-Que Choisir rend publics les résultats d'une étude en ligne réalisée auprès d'usagers de la technologie 3G. Devant les hauts niveaux d'insatisfaction relevés lors de cette enquête, l'UFC-Que Choisir tire la sonnette d'alarme.
Alors que l'Internet mobile connait de nombreux déboires à l'étranger en raison de la saturation des réseaux, le haut débit mobile est épinglé en France par ses utilisateurs. Selon une enquête de l'UFC, 41% des consommateurs ne sont pas satisfaits de la connexion 3G de leur téléphone mobile.
En effet, 21% de l'échantillon ne bénéficient pas de connexions 3G, mais le plus souvent de connexions en Edge ou GPRS, beaucoup plus lentes. De plus, quand ils parviennent à se connecter en 3G, de nombreux usagers (29%) ne profitent jamais ou seulement rarement d'une qualité de réception optimale.
Connexion lente
La relation entre satisfaction générale et qualité des connexions 3G est ici indiscutable puisque 60% des personnes « pas du tout satisfaites » de leur connexion ne réceptionnent jamais la 3G dans de bonnes conditions. L'insatisfaction prédomine également s'agissant des usages possibles de la 3G. Ainsi, 6 personnes sur 10 pointent un problème de rapidité d'accès aux sites Internet traditionnels. S'agissant de l'usage des réseaux sociaux, : 28% ne les utilisent pas et 30% pointent des vitesses de chargement trop lentes.
Seuls les sites spécialement développés pour les smartphones (sites pour mobiles ou sites via application) parviennent à séduire une majorité d'usagers de la 3G (58%).
Les forfaits montrés du doigt
Au-delà de la seule critique des performances technologiques, la nature même des forfaits dits « internet illimité » est souvent remise en cause spontanément, et ce, à double titre. "Comment peut-on considérer comme un accès à Internet un accès à un réseau bridé (sans Voip ni P2P par exemple), qui parfois exclut même le téléchargement des courriels? Et peut-on qualifier d'« illimité » un forfait qui restreint à quelques centaines de mégaoctets la quantité de données transférables chaque mois ?" s'interroge l'UFC.
L'UFC saisit les pouvoirs publics
L'association a saisi les pouvoirs publics pour leur demander un encadrement réglementaire de l'Internet illimité visant à n'utiliser le terme « Internet » que pour désigner un accès universel à tous les contenus disponibles sur le Web ; ne plus qualifier d'« illimitées » des offres soumises à un quota de données échangeables ; imposer aux opérateurs de fournir à leurs clients une information claire et précise sur les caractéristiques du service fourni (vitesse, couverture, saturation des réseaux, etc.).